AZERBAIJAN - Ganja

Amélioration des conditions de vie de 400 enfants issus de 200 familles précarisées durant 3 ans.

La situation dans notre région d’intervention

Environ 20.000 enfants se retrouvent privés de soins parentaux dans la République d'Azerbaïdjan. La majorité des enfants sans protection parentale sont des enfants actuellement placés dans des internats des écoles et des orphelinats dans tout le pays. Néanmoins, les recherches menées au cours de la période de 2002-2007 dans plus de 23 institutions à travers le pays ont révélé que la majorité (plus de 15.000) des enfants placés en institution sont des orphelins sociaux, c.à.d. ceux ayant encore un ou deux parents biologiques. La majorité de ces orphelins sociaux sont admis dans ces institutions pour la raison de la désintégration sociale de leur famille à la suite de la pauvreté et un faible pourcentage d'enfants sont issus de familles monoparentales. Il y a aussi environ 3.000 enfants handicapés dans les établissements de soins. Une bonne partie des enfants vulnérable sont aussi placés avec leurs proches (familles élargies), de préférence les grands-parents.

Malgré le fait que l'Azerbaïdjan a ratifié la Convention des Nations Unies et s’applique à sa mise en œuvre, les violations des droits de l'enfant sont encore très répandues en Azerbaïdjan. Les enfants sans protection parentale et les personnes handicapées ainsi que les enfants issus de familles pauvres sont ceux qui font face à la violence dans leur vie quotidienne. Le rapport sur la situation des enfants dans le système de justice pour mineurs ainsi que l'étude sur la violence contre les enfants dans les établissements pour enfants ont montré que les enfants sont confrontés à des violences psychologiques, émotionnelles, physiques et même sexuelles.

L’objectif de notre programme et notre action proposée

L’objectif de notre programme est de soutenir au bout de 3 ans à Ganja la mise en place de la réforme gouvernementale de désinstitutionalisation en prévenant la séparation des familles, en réunifiant les enfants avec leurs familles biologiques et en protégeant les enfants de placements récurrents.

Afin d’y réussir, le programme de renforcement familial travaille avec les familles, en établissant tout d’abord un plan de développement familial qui fixe les objectifs de chaque famille pour regagner son autonomie. Localisé dans un centre de support à Ganja et renforcé par une équipe mobile traversant la campagne pour atteindre les villages plus reculés, le programme offre des formations professionnelles aux adultes et les aide dans leurs démarches afin de se registrer auprès de l’agence de l’emploi et dans toutes autres initiatives les aidant à sortir du chômage ou à augmenter leur revenu, ainsi que dans leurs démarches légales, s’ils ont des problèmes juridiques à résoudre. Finalement, des ateliers de sensibilisation sont organisés, afin de renforcer une prise de conscience de l’importance des droits de l’enfant. Les parents eux-mêmes se regroupent dans un club de parents, favorisant l’échange d’expériences.

Parallèlement au travail avec les tuteurs, SOS Villages d’Enfants prend en charge les besoins des enfants : l’association veille à ce que tous les enfants aient un suivi médical et que tous ceux en âge d’aller à l’école y vont régulièrement. Mais il s’agit non seulement de prendre soin de ces besoins essentiels : par des activités récréatives, SOS Villages d’enfants entend également contribuer au bien-être psychosocial des enfants.

Finalement, le programme agit aussi au niveau de toute la communauté. Il implique les autorités locales et autres ONG pour former une équipe de coordination compétente, qui devient le gardien et le promoteur des droits de l’enfant dans notre région d’intervention.

Les Villages d’Enfants SOS en Azerbaïdjan

L'Azerbaïdjan, l'un des pays les plus peuplés du Caucase, a obtenu son indépendance en 1991 de l'ancienne Union soviétique. Le conflit autour du Haut-Karabakh depuis 1995 a ajouté à la souffrance des enfants abandonnés. Un taux de chômage élevé et une forte inflation en ont été les conséquences. Dans ce contexte SOS Villages d'Enfants International a décidé d’introduire l'idée de Hermann Gmeiner dans le pays. Avec la signature d'un accord gouvernemental en 1997, le fondement a été créé pour le travail de SOS Villages d’Enfants en Azerbaïdjan. Un an plus tard, le gouvernement a mis à disposition le terrain pour la construction du premier village d'enfants SOS dans la capitale Bakou sur la mer Caspienne et en septembre 2000, les premiers enfants y ont finalement emménagé. Le jardin d'enfants SOS fait partie du Village d’Enfants SOS de Bakou et y sont accueillis à la fois les enfants SOS et les enfants de la communauté environnante. La construction du second village d'enfants SOS dans le pays a commencé en août 2004 et achevée en décembre 2005 dans la ville de Ganja, située à l’intérieur du pays. Actuellement existent en Azerbaïdjan deux villages d'enfants SOS, un jardin d'enfants SOS et quatre centres sociaux SOS.

Financement

Le programme figure dans l’accord-cadre sur 3 ans (2010-2012) signé le 9 mars 2010 avec le Ministère de la Coopération et de l’Action Humanitaire. Les coûts du projet s'élèvent en 2010 à 65.027,70 €.

Pour plus d'information, veuillez contacter la responsable du projet: Madame Nathalie Bucci: nathalie.bucci@sosve.lu oder 490 430-29.

 

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